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Avenger : Bohemian Dark Metal

AVENGER - Bohemian Dark Metal

Deathgasm Records, 2012

Black / Dark Metal, République Tchèque

CD

Mon ignorence est sans limite. Ainsi, je me dois d'avouer que je ne connaissais pas du tout Avenger, groupuscule ayant vu la nuit en république Tchèque il y a maintenant 20 ans ! Touefois, une carrière assez heurtée entre démos et méfaits vomis à intervalles irréguliers (seulement trois entre 1999 et 2009), peut expliquer cette lacune, aujourd'hui réparée grâce à ce Bohemian Dark Metal .

Une pochette plutôt belle mais un titre qui fait peur constitue donc les premiers contact avec cette entité où l'on croise le batteur Honza Kapak, véritable mercenaire de l'art noir ayant prêté ses fûts aussi bien à KRIEG, NARGAROTH ou JUDAS ISCARIOT sans oublier sa récente embauche chez MASTER'S HAMMER (excusez du peu). Bien qu'affilié au Black/Death, Avenger privilégie en fait les mid-tempo, quand bien même les accélérations ne sont pas pour l'effrayer, au service de compositions souvent épiques, toujours atmosphériques, traits mélodiques idéals pour cette plongée dans le coeur de l'Europe de l'Est, sa géographie, ses légendes et mythes.

Passée une sorte d'introduction vite oubliée, ce quatrième opuscule démarre avec le titre le plus rapide du lot, \"Fales A Apati\", entame faussement brutale (tout est relatif, bien entendu) après laquelle s'imposent vite des modelés davantage marquées par une topologie d'ambiances. \"Dusevni Chirurgie\", le rampant \"Umirani Zivotem\", lacéré de riffs comme issus des entrailles de la terre, ou bien encore le long et terminal \"Dark Metal\" incarnent ce Metal noir d'une flamboyance ténébreuse, certes de bonne facture sans être malheureusement d'une très grande originalité. C'est bien fait mais l'ensemble ne devrait pas permettre à Avenger de s'extraire de l'ornière de la seconde division, même s'il tire mieux que nombre de ses compatriotes ou voisins trop souvent englués dans une médiocrité qui n'a d'égale que leur banalité. Reste qu'on s'est très bien passé de lui durant toutes ces années et qu'on continuera à le faire sans grands remords.

Un disque de plus, au demeurant agréable grâce à ces paysages chargés d'atmopshères qui ne peuvent néanmoins nier une localisation dont le socle est nourri au Black/Death.

Childéric Thor - 6/10