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Clampdown : Vision of splendor

CLAMPDOWN - Vision of splendor

Autoproduction, 2010

Post thrash, France

CD

On lit beaucoup de conneries de nos jours, mais ne vous inquiétez pas les enfants, je suis là pour vous aider à y voir plus clair. Les conneries concernent le groupe, lequel, pour certains \"chroniqueurs\", seraient affiliés à GOJIRA (ridicule) ou encore serait un espoir de la scène death metal... Ben putain, y'en a qui n'ont jamais du écouter de death. Ah oui, il y a 4 passages blastés dans l'album... Mes excuses... Clampdown a traîné ses guêtres suffisamment longtemps dans l'underground, avec plusieurs démos, pour accoucher d'un premier album qui a suffisamment de personnalité pour ne pas être circonscris à un style particulier ou encore raccroché à un groupe qui est sur une autre planète. Clampdown c'est l'aboutissement parfait de la scène metal moderne, celle qui a chié auparavant les néo thrasheurs américains et les amateurs d'arrangements plus techniques aux rythmiques syncopées. Bref cette mouvance indéfinissable, qui tape dans plusieurs styles sans être foncièrement affiliée à l'un ou à l'autre. Clampdown ne rentre donc pas dans une case aussi facilement, mais il dégage l'énergie du thrash moderne couplée à une ambiance à la fois agressive et sombre, qui peut rebuter, car les mélodies n'y sont pas faciles. L'emploi de la basse est déterminant, même si l'instrument n'est pas celui qui est le plus accessible, on se rend compte que les lignes contribue grandement à épaissir cette ambiance sombre. Le groupe réserve quelques rares passages plus calmes ou accrocheurs dénotant de l'agressivité permanente, mais ces rares bouffées d'air frais ne seront décidément pas suffisantes pour aérer l'album, au mieux quelques prises pour aider à rentrer dans leur univers. Les salves rythmiques, et l'incursion de quelques blasts, qu'on aurait espéré plus nombreux, ont pour effet de laisser l'auditeur continuellement sur la brèche, toujours sollicité, ne lui laissant finalement aucun répit. L'album est touffu, et la production ne rend pas forcément justice aux leads, mais on s'en fout au final car les parties instrumentales sont vraiment excellentes. Seule la voix gueulée peut saouler sur la longueur, encore que, cette impression d'en prendre encore et toujours dans la gueule contribue à renforcer l'atmosphère intense délivrée. Pas besoin d'en rajouter, cet album tabasse.

Dr J. - 7,5/10