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Death Penalty : Sign Of Times

DEATH PENALTY - Sign Of Times

Rise Above, 2014

Heavy Doom, Royaume-Uni

7''

Si nombre de musiciens aiment à s'éparpiller, multipliant les side-projects comme d'autres les pains, cela ne fut pas le cas des membres de CATHEDRAL, exception faite du néanmoins éphémère TEETH OF LIONS RULE THE DIVINE pour Lee Dorrian. C'est pourquoi le sabordage de ce fondateur du Doom aura au moins un mérite - le seul d'ailleurs -, celui de voir (enfin) évoluer ses anciens protagonistes en solitaire.

Gaz Jennings, guitariste trop méconnu alors qu'il reste un des meilleurs disciples de Tony Iommi, est le premier à tirer avec Death Penalty, son nouveau projet, que nous découvrons aujourd'hui par l'entremise d'un simple 7'', en attendant un premier long annoncé pour novembre prochain. Bien sûr, dix (trop) petites minutes à se mettre dans les cages à miel, c'est peu.

C'est pourtant suffisant pour dors-et-déjà affirmer que ce groupe devrait très vite déclencher la gaule des grands jours, ce qu'il fait déjà en deux titres irrésistibles, hymnes jubilatoires capables de faire bander un impuissant qu'une seule écoute suffit à accrocher la mémoire. Quel pied de retrouver les lignes telluriques trempées dans l'acier de Jennings dont on reconnaît la patte plombée dès les premières secondes de \"Sign Of Times\". Quel pied également de voir son manche se frotter avec un organe féminin, celui de la queen of doom, Michelle Nocon (SERPENTCULT).

Si certains grincheux argueront que le guitariste se contente de suivre une mode juteuse, celle qui voit s'additionner voix féminines et riffs de bûcheron, force est cependant de reconnaître, outre le fait que CATHEDRAL s'était déjà essayé avec réussite à cette combinaison sur son testament, The Last Spire , que le résultat se révèle tout simplement grandiose, plus convaincant dans tous les cas que les Trident Nor Fire et Weight Of Light de l'ancien port d'attache de la chanteuse belge, heavy doom à la fois minéral et racé. Il faut dire qu'elle peut cette fois-ci s'appuyer sur la science de l'écriture nerveuse et acérée de l'Anglais, toujours aussi précis et inspiré.

C'est donc la bave aux lèvres que nous attendons le séminal et éponyme album, aaaahhhh...

Childeric Thor - 8.5/10