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Manzer : Orgy and Profanity

MANZER - Orgy and Profanity

2011

Black/ Thrash, France

45T

Une demo, un live, deux splits et un EP en 2 ans, on peut à juste titre considérer Manzer comme l'un des groupes les plus prolifiques de France. Au service d'un Black/ Thrash hargneux, le groupe, sans toutefois tomber dans le régionalisme poussé comme peut le faire Gergovia, met en avant son origine poitevine. On le remarque par la présence systématique des symboles du Poitou sur leurs artworks (notamment le baudet, devenu leur mascotte et qui les accompagne à chaque sortie), mais aussi par l'utilisation dans chaque prod d'un titre en dialecte local, qui appartient à la famille des langues d'oïl. Après quatre sorties en si peu de temps, voici Orgy and profanity , premier EP du groupe.

Dans Orgy and profanity se retrouve les ingrédients qui avaient fait le succès de leur première demo Pictavian bastard , à savoir la progéniture d'un Thrash dévastateur et d'un Black \"Venomien\". Le résultat époustouflant répand grâce à ses riffs très énergiques une bougeotte des plus sévères. Au menu également, de superbes soli \"Heavy\" comme peuvent également si bien le faire les cousins allemands de CRUEL FORCE. En ce qui concerne les refrains, Manzer est fidèle à lui même et c'est succès garanti. C'est le genre de refrain qu'on attend avec impatience à chaque relecture du disque et qu'on se surprend à fredonner sans cesse. Pour ce qui est des paroles, toujours avec humour et ironie Manzer joue à la fois avec un des codes éternels du Metal, à savoir l'alcool et le cul ( Analcoholic rage ) et la guerre contre les poseurs (notamment The metal side , où l'on peut entendre \"You're more \"Black\" than \"Metal\"). Le groupe défend aussi sa propre vision du satanisme dans Satanatheist, où Satan rime avant tout avec individualisme: \" A symbol is no entity, I reject every deity, Satan is no divinity, Walking my own path endlessly. \"

Un excellent 45T sans aucun faux pas, où headbang et alcool sont au rendez-vous. Obligatoire pour tout mordu d'old school, et qui semble vouloir rappeler à tout prix que dans Black Metal, il y a avant tout Metal.

Jo - 9/10