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Stench Of Decay : Stench Of Decay

STENCH OF DECAY - Stench Of Decay

Ektro Records, 2012

Death Metal à la finlandaise, Finlande

CD

S'il est moins culte que son voisin suédois, encore que grâce au succès de HOODED MENACE, le zombie servi bien baveux est à la mode, il existe pourtant bien un Death Metal à la finlandaise, à la fois lourd et rampant, à mi-chemin entre l'école hollandaise (ASPHYX) et celle d'à côté (ENTOMBED, GRAVE).

Héritier des défunts FUNEBRE et SLUGATHOR, pour n'en citer que deux, Stench Of Decay nous offre aujourd'hui une compilation éponyme. Si d'ordinaire, cette entreprise est l'apanage des grands groupes dont les labels aiment à essorer tout le potentiel commercial, n'allez pas croire qu'il en va de même de ce jeune groupe seulement auteur de deux démos et d'un EP dégueulés sur une longue période, entre 2005 et 2011 dont cette somme agglomère les dix titres dans l'ordre, au milieu desquels se glisse une reprise d'ABHORRENCE qui fut un des pionniers finlandais du genre.

Au menu donc un Death des cavernes accordé plus bas que terre, qui n'invente rien, se contentant de braconner sur les terres des anciens nommés plus haut mais qui abat le petit bois. Si les cadences infernales ne sont pas pour lui déplaire comme le montrent \"Alive And Roting\" ou \"Ultimetely Beheaded\", que déchire toutefois un break mortfière, ce sont bien lorsqu'il serre le frein à main que Stench Of Decay se veut le plus bandant. \"Into Depths Of Madness\", \"Souls Of Possession\" ou plus encore \"Creation Of Carnal Lust\" fleurent bon les viscères encore fumantes.

Chant caverneux qui râpent les parois du caveau, riffs granuleux qui semblent sortir de terre tels des morts-vivants pataugeant dans un jus sanglant pour le plus grand plaisir de ceux pour qui le Death Metal se conjugue forcément avec un down tempo lourd comme un panzer : du déjà entendu mille fois auparavant certes mais Stench Of Decay s'y entend pour déverser son lot de boyaux avec grain typiquement finlandais.

Souhaitons que, fort de cette compilation rassenblant la maigre discographique qu'il a réussi à graver en l'espace de huit ans (!), le groupe parvienne enfin à accoucher d'un premier album. L'écoute de ces dix morceaux laissent espérer en effet pour l'avenir des moments riches en frissons. A suivre... ou pas !

Childeric Thor - 6.5/10