La Horde Noire Webzine metal extrême depuis 2002

Plants & fumette dans une famille d'enseignants

Delirium

Une directrice d'école et son compagnon enseignant ont été condamnés jeudi à Créteil à huit mois de prison avec sursis pour avoir fait pousser dans leur pavillon des plants de cannabis dont ils consommaient la récolte avec leurs deux enfants de 19 et 25 ans.

Le fils cadet, qui supervisait l'installation, répartissait l'herbe entre les membres de la famille et en revendait une partie à leur insu, a écopé de six mois de prison avec sursis.

Moins impliqué, son demi-frère devra verser une amende de 1.000 euros. "C'est une vraie exploitation familiale", a lancé la représentante du ministère public.

Lors d'une perquisition à la mi-septembre, les policiers avaient découvert deux plantations de cannabis dans la cave du pavillon familial de Champigny-sur-Marne.

L'installation, qui datait de la fin 2007, était dotée d'un système hygrométrique pour contrôler l'humidité et d'une lampe halogène pour accélérer la pousse.

Des bocaux contenant de petites quantités d'herbe avaient par ailleurs été retrouvés dans chacune des pièces du pavillon et notamment sous le lit de la directrice d'école qui a reconnu fumer du cannabis depuis vingt-cinq ans.

"Il y a un grand paradoxe entre ma vie professionnelle et ma vie privée", a admis cette femme de 52 ans au visage émacié qui a toujours été très bien notée par l'Education nationale, tout comme son compagnon. "Je n'ai jamais fait aucun prosélytisme", a-t-elle ajouté.

La représentante du ministère public a fustigé deux parents "qui ont fermé les yeux et ont même encouragé" cette production familiale. "Ca leur rendait service et ça leur permettait d'éviter de se rendre à l'extérieur", a-t-elle ajouté.

L'avocat de la famille, Me Michel Pichard, s'est efforcé de démontrer la faiblesse "du trouble à l'ordre public" en rappelant que moins de 50 grammes de cannabis avaient été retrouvés dans le pavillon.

"Est-ce que ces infractions ont eu une incidence à l'égard de l'Education nationale ? Ont-elles déshonoré l'institution ? Non", a assuré l'avocat.

AFP