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Eros Necropsique, quand le malsain rejont le sublime

Lyrics

Voici deux textes d'un groupe hors du commun, Eros Necropsique, chez eux point de guitares et de batterie sauvages, juste une musique douce, intimiste, associée à de superbes textes ceux-ci en sont des exemples.

ULTIME REVERENCE

Peu importe le sort que vous réserverez
A cet amas de chair, de glaires et de sang.
Que la puanteur aigre, que le fumet puissant,
Vous rappelle l'ame hideuse qu'alors vous pleurerez.
Dites-vous bonnes gens que c'est sur votre sort
Que vous versez ces larmes, et non sur celui qui,
Vivant, ne proclamait que sont désir de mort,
Qui vous faisait sourire, par dédain ou mépris
Le vous dis : " à jamais ! " et tire ma révérence.
Mon cadavre aujourd'hui est trop lourd à traîner.
Fruit du hasard du jeu des jets de la semence,
Ma souffrance est issue du malheur d'être né.
Quand vous lirez ces lignes, ce " je " sera détruit,
Sujet spectral glissant sur un mode passé;
Locuteur clairvoyant devenu un autrui
Grammatical absent du réel de pensée.
"Pense à nous : ne meurs pas. Souffre mais sois vivant ! "
Cette prière immonde, je ne puis exaucer,
Car du Christ l'étoffe, je suis las d'endosser,
Et veux fuir le combat de vos moulins à vent.
Mais il est temps, messieurs, pour moi de faire silence.
Les rails vibrants chantent le chaos libératoire.
Face à mon corps tendu, les yeux luisants s'avancent.
Voici l'ultime étreinte, je vous souhaite bonsoir...

COMMUNION

Que défaillent tous ceux
Qui ne pourront point ouïr
Ces paroles de sagesse
De l'Éros Necropsique.
Qu'ils périssent par le feu
Ceux qui refuse de jouir
Et répandent dans leurs messes
Leur sermons oniriques.
Qu'ils viennent avec leurs croix
Et toute leur fantaisie
Combattre la chaleur
Qui gonfle nos poitrines.
Le blasphème est un choix,
Nous prônons l'hérésie
Et clamons le bonheur
Du sacrilège intime.
Nous nous faisons porteurs
De la nouvelle parole.
Avancez mes amis
Dans ce temple hédoniste.
Ici aucun saigneur
Ne quémande son obole
Ni ne condamne le fruit
Des pratiques onanistes.
Les dévots et leurs prêtres
Ce mettent à genoux
Et s'en vont dévorer
De leur Dieu son enfant.
Ici aucun maître
Nous nous donnons à vous
Et vous disons :
Goûtez, Ceci est mon sang !
" A Marie je préfère
La jolie Messaline.
Je bois à son calice
Le flot de la passion.
Je dévore sa chair
Ruisselante de cyprine,
Savourant les délices
De la menstruation.
Assassinons ce soir
Le grand inquisiteur
Qui au nom de l'amour
Tua les marginaux.
Ne perdons pas espoir,
L'homme blanc aura peur.
Que subisse le vautour
La colère des corbeaux !
Si nous sortons vaincus
Nous irons nous terrer
Et dormirons cent ans
Couchés dans nos cercueils;
Attendant la venue
De nouveaux messagers
Qui offriront leur sang
Drapés de vieux linceuls.

Alachan