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Poèmes écrits par nos lecteurs

Poésie

textes

APPRENDS-MOI

Dès le seuil effrayant de son immense porte
Un froid saisissant glace le sang de mes veines
Me colore la peau comme si j'étais morte
Me laisse inerte comme liée par des chaînes

La porte s'entrebaîlle poussée par ma peur
Je rampe envoûtée par les sanglots des damnés
Qui m'attirent autant qu'ils m'emplissent de terreur
Et me traîne aux pieds de sa Majesté

Il se tient en face de moi, impressionnant
Le visage torturé, lacéré de sang
Les mains souillées par les pêchés de ses victimes

J'espère qu'il m'acceptera comme apprentie
Qu'il me conduira au plus profond de l'abîme
Et me laissera massacrer nos ennemis.

Darkcountess

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LE SUICIDE

Suis-je en accord avec ma vie ?
Utile ou pas, nous en sommes arrivés ici,
Il faut en terminer,
Cela ne sert à rien de continuer,
Il fallait que ça arrive, je n'en peux plus.
Des sentiments qui tendent vers un seul but,
Et je compte l'atteindre : le SUICIDE.

Shadowpoye

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TU M'APPARTIENS

Je suis l'Abîme ; caresse ma croix rouillée ;
Tes yeux embués, ma noirceur immaculée ;
Vieillard fébrile, je rampe et je viens faucher
Tes murmures suintant, ta silhouette détraquée.

Baigné par ta sueur, piètre fidèle,
Je veux goûter à l'ivresse du râle
De ton ombre meurtrie qui, encore se querelle
Pour s'arracher les secrets de mon funeste bal.

L'échine d'un ange,
Les entrailles du dégoût ;
Les paroles d'un sage,
Les trouvailles d'un fou.

Ma carcasse flétrie, dressée devant l'hôtel,
Exhibe les stigmates de mes idoles torturées,
Main vengeresse du culte déshumanisé,
Écharde meurtrière de ton Obéissance éternelle.

dchkg@wanadoo.fr (04/2005)

http://dchkg.free.fr

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SANG VIE

Ce que je ressens
C'est maintenant que tu le sens
Trop tard
Je fais peine à voir
Noire était mon humeur
A chaque fois que je te voyais
C'est mon coeur qui saignait
La peur de souffrir
Le désespoir de t'avoir rien que pour un soir
L'amour un sentiment non partagé
Tout cela me faisait souffrir
Le sang que tu vois
C'est pour toi
Vivre rien que pour t'apercevoir
Même si c'était une douleur insupportable
La souffrance est la seule chose que je puisse t'offrir
La seule chose que je sache ressentir
Sauras-tu me pardonner?
La lame qui à transpercé mes veines
C'est toi qui la guidé
La blanche colombe ne passera pas devant moi
La paix ne reignera jamais en moi
Que faire pour ne plus souffrir?
Te haïr?
Plutôt mourir !

Elvira

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Sans titre

Comme tout le monde, j'y ai déjà songée
Quel rêve magique
Que de partir pour ne plus pleurer
Ne plus se morfondre se serait magnifique
Je ne veux plus souffrir
Je ne veux plus saigner
Je veux de nouveau rire
Je veux vivre sans jamais douter
Pourquoi ai-je si peur de mourir?
Je n'ai pas le choix
Si je veux me sentir bien, je dois partir
Je ne crois plus en moi

Laissez moi fermer les yeux
Ca y est, je vis mon dernier souffle
Je sens encore la douleur
Mais je sais que je vais aux royaumes des cieux
Ne m'arrêter pas mes amis, mon coeur souffre
Je vous aimes, ne vous inquiéter pas, n'ayez pas peur
La vie continue, vous m'oublierez
Viver pour moi, respirer pour moi
Je vous garde tous dans mon coeur
Je meurs, regardez mon sourire immaculé
Ce monde est rempli d'effroi
Moi, je n'ai pas survécu, à vous d'y amener le bonheur

Dernier mot, dernier souvenir
J'entends mon cœur battre de plus en plus lentement
Ca y est, j'attends l'extase, le plaisir
J'ouvre mes bras à la mort
Je la vois venir à moi doucement
Toi, sale garce qui m'a jeté un sort
Je me suis battu

Mais maintenant mon sang coule à ton nom
Les dernières gouttes de mon sang s'échappent, je suis perdu
Mon âme est morte, elle s'est jetée du pont
Des larmes perlent sur mes joues
J'ai mal, pourquoi la mort met-elle autant de temps ?

Je t'entends rire de mon mal, de mon châtiment
Il est trop tard, je ne peux plus reculer, je me mets à genou
J'attends le coup final avec impatience
Adieu mes amis, je vous abandonne j'en ai conscience...

Anonyme

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Sans titre

Et au fin fond de cette gorge serrée,
un cloaque surabondant de corps putréfiés s'enflant dans leur putrétude...putrétude
gagnant coeur, entrailles, se logeant au fin fond de cette bile acide,
qui vomie, rongerait tout, car elle est enflée de haine, haine qui jamais
n'est endormie mais bel et bien toujours vivace jusqu'au tréfond de la
plus insignifiante cellule...les cellules des autres sont elles les mêmes?gorgées
d'angoisses et de haine réfrénées, ne dépassant jamais cette enveloppe
pudique qu'est la peau, une bouche vicée, serrée, prête à hurler, hurler
à la mort et au désordre.que fait une lame logée entre deux cotes? la haine
pourrit les vicères les rendant putrides, les aidant à se consumer et à
pourir, cette pourriture qui est si violente qu'elle est la seule, l'unique
à retenir ce "sentiment" voir à travers des yeux injectés de
sang des images injectées de sang, noir, coulant et épais engluant tout
ce qu'il effleure!mais qu'est-ce qu'un corps sinon une barrière à la dévorante
haine qui se gonfle tel un embryon dans son liquide amniotique attendant
dans l'ombre de sa gestation le temps de son enfantement...corps convulsé
de contractions mais qui retient la pourriture de ses entrailles, la vissant
en elles-mêmes, programmant une destruction saccadée emplie de souffrance!combien
de tps pour cette gestation?jusqu'à la putrétude la plus achevée, mais
cette phase ne peut être atteinte:il existera toujours une cellule nouvellement
constituée et non contaminée, une seule parmi des centaines de milliers,
qui seule entrainera la pitié, pitié de cette flatulence inerte sur laquelle
on ne peut expectorer cette haine qui nous ronge...à toujours se contenir
un corps convulsé est indéniablement voué à l'explosion de ses vicères,
corps qui alors n'aura plus de limites:faisceau de lumière, le cerveau
imbibé de sang vicié:la délivrance souhaitée aura-t-elle lieu?articulations
rouillées ne permettant plus aucune (ré)flexion.si la haine demeure alors
la marche se stoppe et l'idée enivrante, le besoin de cellules vierges
se fait sentir.la pitié...peut-être un amour qui réside au plus fort de
la haine?les capillaires sanguins expriment au tréfond de l'âme un besoin,
une envie de jouir de cette gorge enserrée, nouée par la cordelette du
désir...aspect tristement humanisant et affligeant!"

Princess Killing Queen

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VENGEANCE

En toi j'avais totalement confiance
Avant ce fameux cas de conscience
Au dessus du pont, ton corps je le balance
Tu touches le fond, j'ai atteint ma jouissance

Voir ton sang hydraterait ma soif
Mais les mèches rouges rateraient ma coiffe
Je prends plaisir à couper tes membres
Dans mon grenier, je les fais suspendre

Je sens ton trépas comme les fleurs sur ta tombe
Comme un cleptomane, je capture ton corps
Ton sang sur mon repas, ton coeur en catacombe
Le deux novembre, c'est ta fête, vu ton sort

Anarchiste07

textes

Sans titre

Comme tout le monde, j'y ai déjà songée
Quel rêve magique
Que de partir pour ne plus pleurer
Ne plus se morfondre se serait magnifique
Je ne veux plus souffrir
Je ne veux plus saigner
Je veux de nouveau rire
Je veux vivre sans jamais douter
Pourquoi ai-je si peur de mourir?
Je n'ai pas le choix
Si je veux me sentir bien, je dois partir
Je ne crois plus en moi

Laissez moi fermer les yeux
Ca y est, je vis mon dernier souffle
Je sens encore la douleur
Mais je sais que je vais aux royaumes des cieux
Ne m'arrêter pas mes amis, mon coeur souffre
Je vous aimes, ne vous inquiéter pas, n'ayez pas peur
La vie continue, vous m'oublierez
Viver pour moi, respirer pour moi
Je vous garde tous dans mon coeur
Je meurs, regardez mon sourire immaculé
Ce monde est rempli d'effroi
Moi, je n'ai pas survécu, à vous d'y amener le bonheur

Dernier mot, dernier souvenir
J'entends mon cœur battre de plus en plus lentement
Ca y est, j'attends l'extase, le plaisir
J'ouvre mes bras à la mort
Je la vois venir à moi doucement
Toi, sale garce qui m'a jeté un sort
Je me suis battu
Mais maintenant mon sang coule à ton nom
Les dernières gouttes de mon sang s'échappent, je suis perdu
Mon âme est morte, elle s'est jetée du pont
Des larmes perlent sur mes joues
J'ai mal, pourquoi la mort met-elle autant de temps ?

Je t'entends rire de mon mal, de mon châtiment
Il est trop tard, je ne peux plus reculer, je me mets à genou
J'attends le coup final avec impatience
Adieu mes amis, je vous abandonne j'en ai conscience...

Anonyme

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AMOUR

1

Ils sont venus à nous, paix dans leurs bouches, mains sur leurs pommeaux
Nous décrire un amour éternel, qui jamais ne mourra
Celui d'un père parfait, dont nous serions l'exact reflet
Qui déciderait de tout, et qui malgré cela aurait laissé la Mère
Commettre une faute dont nous devrions nous racheter
Car nous serions corrompus
Et cesser de vivre serait la voie vers la pureté

Comment pourrait il incarner l'amour,
Cet être o combien cruel qui a voulu nous tourmenter,
En nous faisant nous fourvoyer,
Nous laissant révérer les cornes et les mamelles,
Les vits et les matrices,
Qui ne seraient pas chairs mais mauvais esprits

Comment pourrait-il incarner l'amour,
Lui qui n'a même pas de corps pour l'exprimer,
Lui qui ne naît ni ne meurt,
Alors que même le font les saisons

Alors nous les avons aimé,
Car l'amour est avant tout celui de la vie,
L'amour est avant tout compréhension

Leur faisant joindre leurs cris aux notres
Nous leur avons fait ressentir l'ultime frisson,
Le seul qui pouvait encore leur rappeler leur condition charnelle
Sentant la souffrance les faire vibrer
Dirigeant leurs regards une unique et dernière fois vers la réalité

Ils n'ont pas déployé d'ailes, n'ont pas convolés vers le ciel
Mais c'est la terre qui les a acceptés, elle qui leur a pardonné
Et leur masque de douleur fit le bonheur de la charogne

2

Alors nous avons quitté la toundra, laissant nos faibles derrière nous,
Nous dirigeant vers leurs murailles et leurs phallus de pierres mal mélangées,
Erections catalytiques non de leurs corps mais de leur esprit,
Puissance absolue de leur patriarche maître de l'isolement

En chemin nous sommes devenus un énorme dragon,
Dont nos chants furent les ailes et nos gourdins la flamme
Nous les avons libérés, brisant leurs remparts et leurs corps prisonniers
De leur esprit malade,
Qui rejoint son père dans le néant

Nous avons répondu a l'appel de détresse transmis par leurs émissaires qui,
Le corps enjôlé,
Nous demandâmes sous couvert de prêche à vivre une dernière fois
A travers l'agonie

Après avoir débarrassé la terre de ces pavés étouffants,
Les filles qui sont la Mère brandirent le bleu qui est dans nos cœurs
Et ornent leurs pendentifs,
Et laissèrent le jus de leurs entrailles couler sur le charnier ainsi rassemblé

Après avoir débarrassée celles qui selon eux étaient les fautives de leurs vêtements trop nombreux,
Les fils qui sont le Père brandirent le rouge qui est dans nos veines
Et ornent leur extrémité,
Et ensemencèrent alors leurs champs oubliés

Ainsi nous les avons aimé,
Car l'amour est avant tout celui de la vie,
L'amour est avant tout compréhension

Olskayl

textes

LA TRAJECTOIRE DU FLEUVE

La trajectoire du fleuve,
Une frontière ouverte, au-delà des lignes
Le sens caché, l'horizon des possibles
La chute des dieux est irréversible.
Les Sages ont laissés la trace
Un ruban d'or et de contemplation
Même si c'est sombre et clair
Le lacet n'est pas un retour en arrière
Si la vie sait trouver des chemins
Alors sous sa coupe se dévoile de nouveaux
Paradis.

Xénophile Indien décimé

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REJETS

Dans mes veines coule un liquide à ta gloire
Dans mon esprit des âmes volent mes pensées
Je ne sais plus ce que je comprends
Détruit par mon orgueil et ma gloire
J'oublie jour après jour la raison de ma vie
Anesthésié par une souffrance passée
Je tourne autour d'une offrande inconnue
N'attendant que les larmes ocres s'écoulent
L'air sent cette odeur de mort
Absence de toute trace de fluide
Plongé dans un chaos morbide
Un retour d'estomac calme mes songes
Retour du conscient bercé par une pensée soudaine
L'intelligence annihilé par une inconnue
Je me retourne et recrache cette exaspération
Réveil intolérable de muscle innervé
Mon cerveau englouti sous une boue acide
Nettoie mes déchets originels
Le nirvana s'approche de mon corps
Et oublie d'emporter mes restes
Glacé et figé de toutes sensations
Mon esprit reprend sa place pour un temps
Je regrette les oubliés et je pars

Kharôn

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VISION MACABRE

Un léger souffle glacé le long de mon cou
Je sens le frisson pénétrer mon corps de partout.
Je la regarde avec ses yeux de verre et son teint blême
La mort, de ses doigts de marbre vient me toucher
Et dans son étreinte je me vois déjà envoûtée.
Et je suis entraînée par le chaos que partout elle sème.
A chaque pas un peu plus elle m'enivre
Et je sombre peu à peu ne pouvant m'empêcher de la suivre
De ses griffes d'acier elle est en train de m'ôter toute vie
Et tout en me vidant de mon sang m'entraîne dans ce paradis :
Un cimetière plongé dans la nuit
Une tombe chaude et déjà fleurie.
Des roses blanches, rouges et noires
Le noir pour la tristesse et la souffrance
Le rouge pour la passion et l'espérance
Le blanc pour les illusions et l'innocence
Et sur ce tombeau un seul maître le désespoir.

Cath

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AEON

La nuit couvre son âme.
Le sang couvre son corps.
Il se regarde agoniser doucement.
La lumière qui baignait le monde s'est éteinte,
Et tout devrait être terminé...
Mais il est toujours là.
Toujours au même endroit
Avec toujours les mêmes pensées.
Il ne peut plus sentir le vent sur son visage gris
Il ne peut plus sentir la pluie qui transperce son corps.
Son corps mort ; froid déjà...
Et il est toujours là.
Ni bûcher flammes et démons
Ni sagesse beautés et merveilles
Pas même ce simple néant
Dont il eut tant rêvé.
Juste cette lourde sensation
Que procure l'existence,
L'incessante existence...
Ainsi il s'ennuie, se voyant peu à peu
Dévoré par des vers affamés
Puis n'existant de lui plus même une poussière.
Et triste destin, il ne voit plus,
Mais il subsiste toujours
Dans cette lente et démoniaque
Nuit terne où son âme noire trop triste d'être,
Avait voulu prendre sommeil...

Ataegina

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LA TOMBE FRACASSEE

Sous une tombe fracassée, un cadavre attend.
Ses yeux desséchés brillent d'un nouvel éclat.
Une vie immobile enfle ses doigts.
Une douce chaleur envahit son cerveau de pensées tortueuses.
Son esprit ressurgit, revenant à l'abri.
Il voit des fissures par lesquelles sourd une lumière timide,
Éclaboussant son regard.
Une nouvelle vie se glisse, là, sous sa tombe fracassée.
Un visage assombrit l'éclat et des fleurs tombent sur la pierre.
Des larmes coulent, qu'il aurait voulu verser,
Mais ses sentiments sont restés dans ce monde,
Alors qu'il est dans l'autre.
Il se réjouit de sentir leur douleur.
Il sent l'espoir perdu de la mémoire meurtrie de ses proches.
Et la cruauté devient sienne, là, sous sa tombe fracassée.
Où est passée celle qu'il a aimé ?
Qu'est devenu son regard glacé ?
Moisit-elle dans la vie ou s'épanouit-elle dans la mort ?
Le saura-t-il jamais ?
Et il pense à ce qui serait advenu
Sans cette suprême malédiction...
Il n'aimera plus jamais, là, sous sa tombe fracassée.
Il essaie de fermer les yeux, sans paupières.
Il voudrait gratter la terre, sans ongles.
Il voudrait se retourner, sans énergie.
Il voudrait bien mourir encore... sans vie.
Je pleure sans larmes, je vis sans volonté,
J'entends sans ouïe, je regarde sans envie
Et je m'éternise, là, sous ma tombe fracassée.

Insane

textes

Sans titre

Je regarde les profondeurs de ma mémoire
Comme l'on regarde dans une rivière
Reflétant une image toute déformée
Reflétant le visage de soi-même
Lancer des pierres dans cette rivière
Pour que les vagues dévorent ce reflet déformé
Que l'on ne veut plus voir
Tant il fait mal à voir
Mais il revient toujours notre reflet
Plus douloureux encore
Jusqu'au moment où , pour le faire disparaître
On se jette à la rivière
Et se laisse couler doucement
Oui couler comme cette pierre lancée
Dans ma mémoire qui doucement se déforme

Mary Akasha
marie-ame.perdu@caramail.com

textes

Sans titre

Sous un ciel sans lumière
Un ange déchu se repose
Et se décompose
Dans un monde sans misère
Se remémore son enfance
Reflet d'une Jeunesse mal assurée
Créature souffrante non regrettée
Il contemple sa mort, douce délivrance.
Le poison court dans ses veines
Amertume faite cyanure
Ton venin sort d'une coupure
Sa vie partie, il a pris la tienne

Une Lune pour les Ombres

textes

PETIT ANGE, PETIT HOMME

Petit Ange
Tu apparais si pur
Dans ce monde de tortures
Eclairant un monde d'infortune
Comme une petite lune
Tout petit déjà
Mais si puissant déjà

Petit Homme
Derrière ce regard angélique
Apparaît ta vie tragique
Remplie de la cruauté
De cette affreuse humanité

Petit Ange
Ne te laisse pas prendre
Ne tombe pas dans ces méandres
Quitte ce navire
Trouve ton équilibre

Petit Homme
Eloigne toi de ce malheur
Trouve ton bonheur ailleurs
Retourne aux pays des anges
Mon doux petit ange

MUTILES SOIREES

Comment commencer?
Comment te raconter ce que je fais?
Plongée dans ma détresse
Je souffre de nous

Cette douleur que tu m'as infligée
Je la ressens tous les soirs
Dès que je suis égarée
Délaissée de tous

Veux-tu que je te dise?
Une larme tombe
C'est le premier signe
Je suis pitoyable

Après je prends mon fétiche
Tu sais mon arme préférée
Une lame fine mais précise
Tu vois laquelle?

Veux-tu me voir agir?
Regarde moi l'artiste sanguinaire
Je commence par un coup bref
Simplement pour localiser

Puis les coups se précisent
S'enchaînent dans même rythme
Je sens ma peau craquer
Face à ce danger

Cette sensation est vitale pour moi
Certains ne la comprennent pas
Mais elle m'aide
J'extériorise ma souffrance

Que penses-tu de moi?
Tu me blâmes pour ma faiblesse
Mais moi je te maudis
Pour ton insouciance pathétique

DESESPOIR

Je suis une âme errante
je suis une âme en peine
Je suis une âme sans haine
Je suis une âme criante

Remplie de tristesse
Remplie de désespoir
Sans plus aucun espoir
Et remplie de détresse

Si telle est ma destinée
Je ne peux m'y opposer
Je ne peux pas refuser
Je peux juste accepter

Même si mon coeur
Est fortement blessé
Je marche tête baissée
Et sans aucune lueur

Je distingue les couleurs
Le jour vient de se lever
Toute la nuit j'ai erré
Avec une très forte douleur

Tout d'abord dans le coeur
Puis partout ailleurs
Je rentre dans les moeurs
En silence je me meurs

Pour ne plus souffrir
Pour rire et sourire
Et pour écrire
Ce que j'ai à dire

Angelfuria

textes

Divers auteurs