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Variations sur le Feu

Poésie

LE FEU SACRE

Le feu qui brûle en moi ne s'éteindra jamais.
Germe de mes douleurs et cause de souffrance,
C'est pourtant ta vigueur qui me donne espérance
Toi pour qui la lutte ne connaît pas de mais !

Ta lueur épaisse vient guider mon regard
Les jours où quelquefois je sombre dans l'oubli
C'est dans ta lumière sacrée que je relis
Ce message impérieux que je donne au brouillard.

Ô flamme sacrée, tu disposes de mon coeur
Enflammes mes veines selon ta volonté,
Je dégusterais mille vins à ta santé.

Préserve en mon âme tes ardentes valeurs,
Je serais ton phalène, je serais ton hérault,
Poursuivant à jamais ton désir de plus haut.

LE FEU CRUEL

Du fond de nos tripes monte un sentiment
Rejeté en nous par la source du temps.
On a beau le cacher, il forme, cet acide
Une essence brûlant tous les démonicides ;
Ô vous, ténias humains, fossoyeurs d'Occident
Hypocrites ou lâches imposant le néant
Les marchands de tapis, les moralisteurs,
Les fascistes, les niais ou les masturbateurs,
Tombez dans mon feu, goûtez à ma fureur !

Nous, dont le visage balaie notre teint,
Souhaitons la mort aux faiseurs de catin ;
Le double huit serait donc trop cruel à vous
Qui le dressez sans cesse pour mieux nous rendre fous !
Nous vous jetterons là, car vous l'avez creusé
Ce puant abîme, dans l'histoire dressé
On le célèbrera en vous brûlant les doigts
A lui ses avatars et à vous vos minois
Tombez dans mon plat, brûlez mon estomac !

A vous tous, minables, et roitelets de bois,
Nos violences communes nous mettent aux abois,
Mais vous avez tant joui et nous autant souffert
Qu'à mourir dans vos bras, nous n'avons rien à faire.
Si le rouge et le noir repeignaient vos visages
Cela ne suffirait à calmer notre rage,
De mille balles au coeur nous allons vous pourfendre
Et nous allumerons le plus grands des brasiers
Pour l'unique plaisir de vous y voir crever
Au risque d'alimenter nous-mêmes les cendres !

Le néant pour maître et la mort pour moyen
Jusque sous la terre où il n'y a plus rien.

LE FEU PURIFICATEUR

Amis, sortez les fusils jaunes,
Et chaussez-en les réservoirs ;
Défiez-vous de toute aumône,
Car il est temps pour eux d'en voir.

Voilà que descend, du ciel bleu
Une brise fraîche et puissante,
Elle vient attiser le feu
Qui mettra fin à notre attente ;

Sous un tapis de bombes honnêtes
Eclatera la banlieue fade
Laissant dans son chemin de fête
Une odeur de noix de muscade.

Et ces immeubles du troisième,
Avec la gangrène en leur sein,
On crèvera leurs emphysèmes
Pour en faire de beaux dessins.

Amis, nous sommes les témoins,
D'une histoire qui se termine ;
Mettons-y nos forces, au moins,
A pousser au fond de la mine

Ces ruines encore animées
De trafiquants de Jéhovah,
Elles s'en iront encemenser
Le caveau de nos anciens moi.

Le carbone de notre époque
Est le commencement d'un monde
Où en combinant du vieux toc
La culture sera féconde.

Au son des fifres et des flûtes,
Sous le soleil des tambourins,
On voit déjà dans les volutes
Le reflet fécond de demain.

Geodaxia - http://www.myspace.com/geodaxia