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Euthanasia : Requiem songs for...

EUTHANASIA - Requiem songs for...

Crystal production, 2004

Gothic metal, République Tchèque

Album CD

A voir le patronyme du groupe, Euthanasia, qui evoque ce droit de mourir dans la dignité et à ne pas supporter une souffrance inutile, tout comme cette pochette austère, on pense d'emblée, et à tort, à une musique ultra dépressive et morbide, mais comme le précise la page d'accueil de leur site: \"La cruelle vérité ne peut être changée, nous devons être fou, la vie signifie mourir depuis le commencement\", ce qui peut vouloir dire que cette souffrance nous rend fou. Il y a une certaine joie mélancolique dans Euthanasia, une certaine euphorie malgré des thèmes pessimistes, une certaine légèreté dans la mélancolie et ces chansons de requiem pour..pour qui d'ailleurs, le titre est en suspend...et bien probablement pour nous, misérables humains du monde moderne...et bien, ces chansons, ont un côté un peu \"foufou\", entraînant, parfois un côté un peu folk dans les mélodies, dans le côté tralala, bien plus accentué que sur le précédent. Quelque part même si aucune comparaison n'est possible, on peut retrouver ces mélodies effrénées dans Gothic Sex mais la comparaison s'arrête là. Cet album est nettement moins encré dans le doom que le précédent. Il s'agit comme le précise le groupe plutôt de metal mélancolique, on va dire qu'il s'agit d'un metal emotionnel, très entrainant, mélodique, sympa, avec un côté un peu déjanté parfois ou bancal, avec un fond désenchanté, très heavy finalement, et sans l'atmosphère pesante du doom, qui pourrait peut-être évoquer Darkseed dans sa période plus heavy. Cet album inclus un clip en bonus pour le titre \"White lies\" qui dénonce un parti d'extrême droite de l'Est, le NIM (National identity movement) et de leur méthode, ce titre fait un peu détaché du reste, mais bon, on a l'habitude avec Euthanasia, quoique c'est une façon d'évoquer tout ce qui rend plus pénible leur quotidien. Et comme pour le précédent album, on retrouve des passages plus légers avec des morceaux plus clairement mélancoliques comme \"Memento\", excellent, sorte de ballade, ou \"Unspoken\" qui clot cet album de 43 minutes dans un style dramatique proche de Silentium avec du violon comme si c'était la chose à retenir de tout cela: qu'il ne reste au final que la mélancolie, comme si, même si tout n'est pas que mélancolie, c'est ça qu'il nous reste au final. Je dois dire que j'ai assez du mal pour situer la musique de Euthanasia.

Adnausea - 6/10