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Opera Ix : Strix Maledicte In Aeternum

OPERA IX - Strix Maledicte In Aeternum

Agonia records, 2012

Black/ Dark-Metal, Italie

CD

Depuis de nombreuses années, la scène Italienne a toujours vu évolué d'excellentes formations dans de différents styles, on pourrait citer les formations comme EVOL , CULTUS SANGUINE , ou encore ABORYM , RHAPSODY OF FIRE...... et sans oublier Opera Ix qui fait également parti de ces formations donnant plaisir à son auditeur, en offrant le meilleur du metal extrême. Les Italiens d' Opera Ix font un retour plus qu'inattendu, un retour à laquelle je ne m'y attendais pas du tout, et c'était avec un grand plaisir que je me suis procuré leur nouvelle galette, car, cette horde compte parmi les formations que j'apprécie énormément. Huit ans après la sortie de leur cinquième album Anphisbena , la horde Italienne remet donc le couvert avec ce sixième album qui répond au nom de Strix Maledicte In Aeternum , un nom en latin qui prend toute son ampleur, qui signifie Sorcières Damnés pour l'Eternité. Ce sixième album marque un nouveau départ, une nouvelle histoire musicale pour cette horde Italienne, et qui, je l'espère sera encore pour plusieurs années. Ce nouvel album dévoile donc douze nouveaux morceaux pour une durée dépassant les 66 minutes, Strix Maledicte In Aeternum est la suite et la conclusion du quatrième album Malenventus . Les nouveaux morceaux sont dans l'ensemble assez longs, plus de six minutes pour la plupart. Passons maintenant, au contenu de cette nouvelle réalisation, cet album est divisé en deux parties, le début est plutôt constitué de morceaux aux tempos bien lourds, et le rythme s'accélère au milieu de cet album. Que les morceaux évoluent dans un rythme lents ou rapides, ils dégagent une atmosphère à la fois sombre et maléfique, ces atmosphères collent parfaitement au concept général de cet album, à savoir la sorcellerie au moyen-âge et ses racines au temps de la Grèce antique. Opera Ix rouvre une fois de plus une nouvelle histoire de la magie noire et de bûchers quelques siècles plus tard, au haut moyen-âge. Le synthé est très présent dans chacun des morceaux, cet instrument alterne parfaitement les sonorités d'orgues d'églises et des sonorités plus épiques, presque symphonique, il est l'un des éléments majeurs de la musique d' Opera Ix et construit les ambiances malsaines. La présence de cet instrument dans leur musique est nécessaire dans la création d'un contraste avec le chant, les autres instruments. Le chant de M. The Bard n'a rien de comparable, avec le chant de l'excellente vocaliste Cadaveria , qui avait un chant plus strident, plus puissant, c'est ce qui faisait le charme de cette horde Italienne. Les ambiances sont tantôt oppressantes, tantôt plus légères avec l'inclusion du synthé et de l'orchestration. Pour conclure cette chronique, je trouve que Strix Maledicte In Aeternum est un album moins Pagan mais plus Black/ Death pur, il est moins épique mais plus symphonique, cet album dégage beaucoup d'ambiances sonores qui lui confère une certaine atmosphère intéressante. Strix Maledicte In Aeternum est un ton en dessous des précédents albums. Une chose est sûre, c'est que cette nouvelle réalisation n'a rien à voir avec les réalisations comme Sacro Culto ou encore Black Opera: Symphoniae Mysteriorum In Laudem Tenebrarum qui reste pour moi, les meilleurs œuvres de cette formation Italienne.

Destruktor - 7/10