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Strigx : Harbinger of Doom

STRIGX - Harbinger of Doom

Autoproduction, 2014

Indus rituel ambiant, France

MP3 (Soundcloud, Bandcamp)

Strigx, quel étrange nom ! À chercher sur la toile peu de choses ressortent, on pourrait même dire rien. Par conséquent je vous éviterais de longs passages sur la biographie du groupe.
Enfin le groupe, que dis-je l'expérience inespérée de Sargon, homoncules de notre cher collaborateur de la horde nous invite vers 24 minutes d'atmosphère suintant la peur soit 4 titres de drone métal ! Et là non, je suis désolé, mais une erreur a été décelé dans le peu d'information transmise, sur cet EP nommé Harbringer of doom, car nous sommes bel et bien en présence d'un MLP de rituel ambiant ..

Peu importe les termes et tout le bla bla qui ne sert qu'à Tager la toile , sic ! Et partons de suite à l'éviscération du premier titre éponyme Strigx, introduction et mise en bouche peu flatteuse de quelques secondes, le hululement d'une chouette accompagné d'un autre piaf (du moins de ce que je pense être vu ma faible connaissance ornithologique) , accompagné d'un clavier. Quelque chose de proche des interstices d' Himinbjorg. Du déjà vu, et il existe mieux ! Peu importe ce n'est que le début !

Premier vrai titre Nosferatu. Suintant le mouvement industriel, la machine en marche, des basses décalées derrière des sons désaccordés strident, à un rythme lent frappé par un semblant de scie. Très difficile de décrire la musique en tant que tel dans ce qui se fait de peu et rare dans un genre rituel industriel. Toutefois, l'ambiance lourde, nous rappelle un film comme Alien, où l'angoisse de voir surgir une chose de toute part est constante, et le froid tiédie, par une mare de sang, nous empêche de rester tranquille. Ce titre arrive parfaitement à ses fins, nous laisser plus de cinq minutes sur la défensive, attendre, qu'un changement de rythme arrive, hors le calme reste toujours présent. Sans vraiment être sombre, le titre reste stressant. Très intéressant dans sa façon de transmettre des sensations de stress.

S'ensuit Night lords (short version), enfin court, on se comprend quand on dépasse les dix minutes.
Tout comme Nosferatu, le côté industriel ressort d'avantages. Ici on travaille dans le fond sonore avec une émulation de synthétiseur plus profond et plus distinct que précédemment. Une rythmique plus accélérée, fait que ce troisième titre créé plus un fond sonore malsain, comme tout bon film d''horreur digne d'un Tobe Hopper ; treize minutes de pur stress. Ce titre arrive complètement à ses fins, nous angoisser suffisamment, pour oublier que le jour se lève !

Quant au titre qui clôture ce premier essai, il nous plonge directement au cœur du suicide mental avec une rythmique proche d'un battement de cœur s'accélérant , avec un fond sonore, nous rappelant le frottement sur un rail de chemin de fer, nous laissant attendre notre fin ou du moins celui de ce premier opus. Peu être trop court pour atteindre l'ambiance désirés, mais une sensation d'obscurité définitive est atteinte !

Strigx nous présente ici son premier méfait qui est loin du métal, des guitares et autres batteries, mais peu en intéresser plus d'un à qui l'oreille peu s'accrocher à toute musique qui sait rendre l'atmosphère obscure Car ce Harbringer of Doom nous plonge dans une atmosphère lugubre digne des plus grands films d'horreurs, sans nous montrer la moindre image.
Ce mini-album est une réussite !

NARKHO - 17/20