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DEATHSPELL OMEGA : Deathspell Omega / S.V.E.S.T.

DEATHSPELL OMEGA - Deathspell Omega / S.V.E.S.T.

N.E.D. / E.A.L., 2008

Black Metal, France

L.P.

En attendant la sortie du prochain album de DEATHSPELL OMEGA (DsO), Paracletus , pour le mois de novembre 2010, il est toujours bon de se ré-écouter leur dernière production en date : effectivement, ce split avec S.V.E.S.T., commence d'emblée par quelques riffs ; aucune introduction fantasmagorique donc, c'est mauvais signe. Un split de DsO sans préambule ambiant, c'est comme un membre des Einsatzgruppen sans K98 : il manque l'essentiel !
Surtout que ces premiers riffs, des arpèges dissonants comme on aime, bien que peu novateurs, sont malheureusement accompagnés d'une batterie en décalage complet d'avec la vapeur mystique produite par les guitares, et cela pendant deux minutes.
Bien que l'ouverture soit aussi passionnante qu'une porte de chiottes donc, des distorsions variées viennent enfin donner plus d'originalité aux arpèges oméguesques tout du long des 20 minutes restantes de " Chaining the Katechon ", l'unique titre. C'est alors un vacillement nauséeux qui vient doucement nous bercer, pour finir en une conclusion de chÅ“urs dévotieux : Allah akbar jacta est !

Avec Satanas Vobiscum Et Spiritum Tuo (S.V.E.S.T., pour les adeptes du culte du Désir Mimétique, que certains symbolisent comme suit : $), on change radicalement de registre, du moins musicalement. Les trois titres que nous propose le groupe sont issus d'un répertoire beaucoup plus old school . Effectivement, le côté thrashy, tout années '90, nous emmène dans des recoins moins élevés que DsO. Là, on est bien dans la Chute. Et l'Ange est tombé dans une zone industrielle de Rhénanie-du-Nord. Le tout est néanmoins magnifié par des riffs sortis d'on-ne-sait-où, qui valent bien l'écoute, surtout celui qui conclut ce LP...

PS : n'opposons pas au temps judéo-chrétien linéaire, le temps pagano-satanique circulaire (l'ouroboros de la cover ?), mais le temps hélicoïdal .

S.N. - 7,5/10