ORAKLE

Black Metal, France

19/04/10

Leur dernier album est sorti depuis quelques temps déjà, mais on s'en tape la couenne, je me disais que vu la qualité de ce dernier, ça ne ferait pas de mal de poser des questions histoire de se tenir au jus de l'actualité du groupe. Ces derniers évoluant dans le sillon d'un EMPEROR, ou plutôt dans la variation d'un des aspects des mythiques norvégiens, je me dis qu'on pourrait avoir de bonnes surprises dans le futur. Questions envoyées début 2009 et propos recueillis mi mars 2010 (héhé).

1- Salut les ORAKLE ! Toujours vivants? La dernière news de votre site date de avril 2009 (et mon FAI m'interdit la connexion à myspace)! Que se passe t il : hibernation, dur labeur quotidien, intense plongée dans le dernier album de RENAUD?

Achernar (chant / basse / synths) :Salut... Et bien oui, toujours vivants je te rassure. Effectivement, le Myspace a pris le dessus sur le site, mais comme nous gérons tous ces outils nous-mêmes, c'est un peu compliqué de tout suivre. Et le fait est que nous faisons partie des groupes qui font parler d'eux uniquement lorsqu'ils ont quelque chose "d'intéressant" à dire (toutes proportions gardées), pas de ceux qui s'inventent une actualité ou composent dans l'urgence pour avoir la sensation de rester en "haut" de l'affiche. A l'exception de RENAUD, tu es donc clairvoyant : dur labeur quotidien effectivement, divers aléas personnels qui n'ont que peu d'intérêt ici, et une hibernation qui représente assez bien la phase de composition dans laquelle nous somme entrés. On ne veut surtout pas se répéter, et commeTourments & Perditionétait un album vraiment abouti dans son genre, il nous faut trouver d'autres angles d'approche pour son successeur. C'est donc à la fois une période pénible, douloureuse, excitante, mais elle ne regarde "que" nous et je suppose que nous n'en parlerons qu'au moment opportun... c'est-à-dire quand elle se sera matérialisée en quelque chose de palpable.

2- L'album est sorti il y a plus d'un an maintenant... suffisamment de recul sur vous mêmes donc : satisfaits ou y'aurait-il eu des choses à améliorer selon vous? Et quelles furent les réactions de la presse (confirmée ou amateur) et du public plus généralement?

Tourments & Perditionest un album dont nous sommes tous satisfaits, autant aujourd'hui que lors de sa sortie. Comme je le sous-entendais dans la question précédente, je pense que nous sommes allés au plus loin dans la direction fixée, il a concrétisé parfaitement ce que nous souhaitions exprimer. C'est rare – et d'une certaine manière, c'est un "privilège" – de pouvoir dire ça, mais nous sommes vraiment sortis de cet album avec un sentiment d'accomplissement. Après, concernant le public, beaucoup d'auditeurs ont réservé un accueil chaleureux à cet album, parfois même au-delà de nos espérances. Quelques-uns se sont montrés plus critiques, mais bizarrement jamais au sujet de la musique per se ; c'était plus une tentative de procès sur sa légitimité, sa filiation trop marquée avec des groupes comme EMPEROR ou ARCTURUS (bien que le rapport entre les deux ne soit pas évident, mais c'est un autre débat). Je me dis juste que s'ils avaient été présents pendant le travail de composition, s'ils avaient vu le vide que nous avons tenté de faire autour de nous, ces personnes la ramèneraient un peu moins. Car c'est là tout le paradoxe : en tant que géniteurs, nous sommes conscients du temps, de l'effort, de l'implication personnelle qu'a demandé la création de ce disque, mais nous sommes incapables de la communiquer. Fort heureusement, les témoignages positifs ont été beaucoup plus nombreux.

3- J'ai trouvé l'album très proche de celui de EMPERORAnthems at the welkin at dusk, en empruntant les passages les plus atmosphériques et mélodiques... Le groupe est-il une influence assumée ou inconsciente. Quelles pourraient être les autres influences revendiquées? Essayez vous de sonner au maximum hors de ce qui a pu être fait ou peu importe que des influences se télescopent dans l'écriture? On ne trouve d'ailleurs pas de traces du death/thrash dont vous semblez fan...

Oups, j'ai répondu en partie dans la question précédente et définitivement, nous ne voyons pas les choses du même angle. La démarche de l'auditeur consiste à resituer a posteriori les choses au sein de sa propre expérience, à créer des liens artificiels pour classer, ordonner, bref un réflexe "salement" humain ; c'est ce qui fait que certains sont convaincus de ce lien de parenté. Mais il faut comprendre que pour nous, en tant que compositeurs, c'est totalement différent... EMPEROR, une influence? Probablement, mais une parmi les dizaines et dizaines – Métal et hors Métal – qui font ce que nous sommes. Au stade de la création, nous n'essayons pas de sonner "comme un tel", pas plus d'ailleurs que de sonner "différemment d'un tel" : ce sont des analyses qui n'ont leur place qu'après coup, lorsqu'on tente de disséquer un disque – et comme tu l'auras compris, qui ne sont pas toujours judicieuses. Au stade de la création donc, on s'efforce juste de livrer une partie de nous-mêmes, au travers d'une musique qui nous corresponde, qui nous plaise, nous libère, et point barre. Même à notre niveau, tout le reste n'est que spéculation.

4- Comment se passe le processus de composition? Introspection d'une éminence grise qui impose sa volonté aux autres ou répétitions acharnées? Les morceaux déjà sortis peuvent ils subir une évolution par la suite lors des lives?

PourTourments & Perdition, j'ai composé la majorité des riffs, mais on a agencé la plupart des parties ensemble. De fait, je ne crois pas trop au rôle "créatif" des répétitions, du moins pas dans notre style de musique : les idées émanent plus souvent d'une introspection, d'une recherche individuelle, que d'un "bœuf" où chacun joue un truc différent de son côté (l'expérience parle ;)). Du coup, je travaille beaucoup dans mon studio sur de la pure "production" de riffs – parfois seul, parfois avec les autres pour avoir d'autres perspectives –, ce qui permet systématiquement d'arriver avec des propositions en répétition, où l'on construit l'ossature des morceaux et expérimentons jusqu'à ce que nous soyons totalement satisfaits. Parfois, ça fonctionne instantanément, parfois il nous faut beaucoup d'acharnement pour orienter le morceau de manière intéressante. Les arrangements viennent au fur et à mesure, je les travaille longuement car c'est vraiment un domaine que j'affectionne ; rien n'est figé, on modifie certaines choses jusqu'à la fin de l'enregistrement. Après, c'est vrai qu'il y a peu d'évolution en concert (sauf obligation technique, par exemple adapter des parties avec 3 ou 4 guitares pour 2 seulement), mais c'est une piste intéressante ; j'aime assez l'idée de proposer des versions alternatives plutôt qu'un copier/coller en "moins bien".

5- Les textes sont hyper chiadés, ce qui change agréablement des adorateurs blasphémateurs ; peux tu éclairer la fange des propos tenus (et moi aussi par la même occasion)? Est-ce que cette facette plus intellectuelle de l'œuvre (n'ayons pas peur des mots) ne jure-t-elle pas avec l'essence même du black métal : bestialité, violence, crasse, etc.

C'est vrai que nous accordons beaucoup d'importance aux textes car de la même manière que nous tentons de creuser profondément au niveau purement musical, nous avons également besoin d'aller loin d'un point de vue textuel. C'est une autre manière d'extérioriser certains sentiments, de les affiner, avec une dimension philosophique importante. Pour t'éclairer surTourments & Perditionsans rentrer dans le détail de chaque titre, je dirais que le thème le plus récurrent est la confrontation de l'homme avec sa nature tragique : nous avons principalement écrit autour de ces phases de "lucidité", et sur la vanité d'une existence rendue "supportable" uniquement par des erreurs – superstition, bonheur, utilitarisme – ; il y a constamment, dans cet album, un conflit entre l'attachement au monde extérieur et son inévitable finitude. Après, qu'il y ait un lien avec ce que doit être le Black-métal aux yeux de certains, à vrai dire on s'en moque car on ne revendique pas cette appellation, et surtout pas ses expressions les plus immatures. Disons que je comprends qu'on assimile ORAKLE à cette branche, mais de mon point de vue, faire de la musique dite "extrême" n'implique pas nécessairement un comportement d'éternel adolescent.

6- Que s'est il passé avec MELANCHOLIA? Disparu du jour au lendemain... Et comment se passe votre deal avec HOLY RECORDS? Satisfaits ou remboursés? D'ailleurs, pourquoi ne pas avoir choisi l'option digipack pour l'album, un design luxueux aurait bien collé avec ce qui se dégage de la musique...

MELANCHOLIA était le projet d'un seul homme, et on ne peut pas dire que la chance lui ai souri lorsque le local qu'il aménageait en studio / label est parti en fumée, peu après notre enregistrement en 2005; on n'a jamais vraiment su si l'incendie était un acte ciblé ou du vandalisme gratuit, toujours est-il que ça a stoppé net la plupart de ses activités. Ce qui nous a menés à HOLY RECORDS, un label de passionnés, et avec qui nous partageons une certaine vision des choses ; je ne vais pas m'étaler en flatteries, mais ce sont sincèrement des gens pour qui nous avons une grande affection, et une grande reconnaissance. Pour ce qui est du packaging deT & P, effectivement c'était peut-être une erreur de sortir le CD uniquement en boitier cristal ; on voulait quelque chose d'assez simple, mais c'est vrai que par les temps qui courent, il aurait été de bon ton de se démarquer un peu à ce niveau. On verra ce qu'on fait pour le prochain.

7- Est-ce que la musique marche aussi bien en live? Bon jamais un groupe m'a répondu que sa zique était merdique sur scène, mais est-ce que le public est réceptif à votre musique qui n'est tout de même pas celle faite pour ruer dans les brancards. Apparemment vous avez joué avec des groupes de death...pas trop un grand écart pour le public venu vous voir? Sinon où avez vous joué, et y'a t il des anecdotes amusantes que vous avez retirées de vos divers concerts?

Oui, nous n'avons pas à nous plaindre à ce niveau. Il est certain qu'en montant sur scène, nous ne nous attendons pas à du headbanging non-stop des fans et d'énormes mouvements de foule... Mais tu sais, bien que la musique soit un art très "corporel" dans le sens où il fait appel au rythme, au mouvement, moi-même en tant que spectateur je suis plutôt du genre à m'imprégner mentalement de ce qui se passe sur scène, sans forcément m'agiter. La musique d'ORAKLE n'est pas spécialement simpliste ou rentre-dedans ; sa finalité, en tout cas pour nous, n'est pas d'être juste un défouloir, donc ça me convient parfaitement. Quant au fait de jouer avec des groupes aux styles différents, ma foi ce n'est pas essentiel à mes yeux... Disons que si chacun peut ramener son public, tout se passe bien. Enfin, pour les anecdotes, bien sûr il y en a eu des tas mais je ne vais pas m'étendre : en résumé, des gens tordus avec qui on a passé des moments mémorables, des gros moments d'angoisse comme avant notre montée sur la scène du HELLFEST, des galères, du plaisir.

8- Le black-métal doit il obéir à une doctrine éminemment religieuse? Est-ce sensé de s'asservir intellectuellement et volontairement à un hypothétique Satan comme le font les sectateurs de Jésus ou Allah?

Trop de mots qui ne me plaisent pas dans ta première phrase : "doit-il", "obéir", "doctrine religieuse". C'est un bon condensé de tout ce qui fait que j'ai une tendance instinctive à me tenir à l'écart. Pour répondre clairement : non, il n'est pas sensé de s'asservir, surtout quand l'idée même à laquelle on prétend s'attacher est justement là pour illustrer une certaine forme de liberté. Ceci dit, demande à un chrétien s'il se sent asservi, il te répondra négativement car c'est sa foi qui le guide, une certaine forme d'espérance, la conviction d'un lien de causalité entre la vie qu'il mène et son salut... Le "vrai" Sataniste tiendra, malgré les apparences, un discours identique. Et c'est d'un certain point de vue plus glorieux que d'être asservi aux résultats d'un club de foot ou à quel candidat de tel jeu va se faire éjecter par les téléspectateurs. Chacun est libre de créer ses illusions, et de vivre selon. Et malgré tout, pour en revenir au Black-Métal, tu sais très bien qu'une grosse partie de ce mouvement repose sur du folklore : il faut faire la différence entre la religion et le vulgaire détournement de symboles religieux. Pour conclure : les exégètes du Black-Métal peuvent dicter la conduite qu'ils souhaitent, je crois qu'on s'en fout tous royalement.

9- La question à 100 balles : y'a-t-il un black métal typique (forme/fond), ou est-il seulement l'expression du chaos inhérent à chacun? Ce qui peut d'ailleurs conduire à des groupes n'ayant rien en commun idéologiquement ou sur la forme mais faisant tout deux du black...

Quand j'ai ce genre de question, je ne peux pas m'empêcher de penser "ok, c'est sérieux, il y a des gens qui pensent vraiment comme ça". Je ne sais pas quoi te dire, c'est tellement systématique comme pensée ; l'esprit de bibliothécaire m'effraie un peu, ce besoin de décider qui fait quoi ou est sensé ne pas faire quoi, est-ce que tel groupe fait vraiment du black, est-ce que c'est plutôt par rapprochement musical ou idéologique, comment peut-on définir l'essence du BM... Très vite, on ne parle même plus de musique. J'écoute plein de choses très différentes, mais au final soit j'aime soit je n'aime pas (entendre : soit ça me touche, soit ça ne me touche pas), et je ne vois aucun intérêt à se demander si ça a quelque chose de « typique » ou non. Il n'y a pas d'exclusivité en matière de musique, le métal extrême peut illustrer à sa manière ce que tu nommes "chaos", mais il peut aussi illustrer autre chose ; et inversement, de PINK FLOYD à des compositeurs comme SCHOENBERG, des musiciens non-métal (encore moins black-métal) ont exprimé leur part de chaos. Ce mouvement avait quelque chose de fascinant pour moi lorsque je l'ai découvert, je l'aimais aussi avec son côté conservateur, mais avec le temps et à quelques exceptions prêtes, je remarque que tout ce que je trouve encore intéressant aujourd'hui, ce sont justement les groupes qui ont réussi à sortir de cette eau croupie où des crapauds passent leur temps à disserter, disserter, disserter. Je voudrais juste leur dire : écoutez, écouter, écoutez.

10- La religion c'est un truc cool il paraît, car ça permet de s'ouvrir l'esprit et d'aimer son prochain : on a vu le résultat en Europe pendant l'inquisition, et on voit le résultat maintenant avec l'islam. Peut-on censément penser vivre en harmonie avec des gens dont la volonté prosélyte s'affiche chaque jour un peu plus? Quel est ton regard sur les religions monothéistes actuelles : respect, mépris, on va tous les buter?

Sur le fond, je reste un opposant aux monothéismes, car l'idée d'un dieu aussi "absolutiste" m'est tout simplement étrangère, tout comme les valeurs qui y sont associées : docilité, négation du "moi", culpabilisation... Je me sens en opposition avec nombre des préceptes dictés par ces religions, c'est certain, et je suis loin de partager leur espoir. Mais heureusement, ici la plupart des croyants ne visent pas – ou plus – une conquête sanglante du monde, donc il y a bien mieux à faire que de s'épuiser contre eux. Celui qui reste constamment dans le rôle du brailleur antireligieux n'apprend rien, en fait il finit par se battre contre des moulins à vent ; je laisse donc chacun à sa croyance personnelle, aussi moribonde que je puisse la juger. Comme je le disais précédemment, chacun est libre de se créer les illusions qui l'aideront à passer l'existence avec plus ou moins de douleur. Et paradoxalement, j'y vois parfois des choses plus "belles" qu'une vie où rien n'a d'importance, où tout est gris et égal. Mais évidemment, qu'une personne prenne sa morphine ne signifie pas qu'il a le droit de l'administrer aux autres. Et malheureusement, la dimension "universaliste" de ces religions (un dieu, un législateur, un juge, un bourreau... pour tous) peut justifier aux yeux de certains leur fanatisme, une volonté de puissance sur l'autre ; si l'on songe à l'Islam et par exemple à une certaine vision de la condition des femmes, il y a de quoi être soucieux, le développement de ces idées étant tout sauf inoffensif. L'important est de garder la tête froide et veiller à ce que nos institutions ne favorisent pas, pour je ne sais quelle raison, la poussée d'une nouvelle philosophie de l'âge de pierre.

10bis- Je me pose souvent des questions concernant l'acharnement, notamment en France, sur la religion chrétienne moribonde, de la part des divers groupes de black : c'est bien pour le folklore mais au-delà de ça, ça ne devient pas ridicule? L'islam n'est-il pas aujourd'hui LA religion qui monte et dont il faudrait " parler "? Explique moi pourquoi le simple fait de critiquer cette religion est associé à du fascisme dans les cercles du métal extrême (!)?

Ce folklore est effectivement ridicule, on retrouve souvent des gens à la vie bien paisible qui vont aller retourner des croix et s'asperger de sang le temps d'une séance photo. Si c'est ça le Black-Métal, je suis reconnaissant de ne pas appartenir à cette scène ! Plus sérieusement, je pense qu'il existe encore des angles intelligents pour affirmer son opposition à la religion, chrétienne, juive, ou islamique, mais je ne crois pas que faire le singe et grimacer autour de quelques symboles effrayants en fasse partie. Notre pays reste ancré dans une tradition et une histoire qui le lie au Christianisme, c'est ainsi, et c'est donc normal que ce dogme soit encore la cible toute trouvée des antireligieux ; et bien qu'elle soit peut-être un peu poussiéreuse, qu'on y adhère ou qu'on la rejette, cette religion fait partie de notre environnement, de notre culture. Le problème avec l'Islam est d'accepter la montée de quelque chose qui ne faisait pas partie de notre environnement direct, et qui traîne derrière lui un tas de casseroles plus ou moins liberticides... C'est vrai qu'avec cette tendance à tout surprotéger, à ne surtout pas offenser qui que ce soit, on en arrive parfois à des situations complètement hallucinantes, alors qu'il s'agit de questions essentielles pour tout un pays. Toutefois, il faut viser les bonnes cibles ; c'est un sujet houleux et en arrière-plan se trouve souvent la question épineuse de l'immigration. Il faut donc, encore une fois, bien faire la part des choses ; et connaissant la finesse et le sens de la nuance de certains, je ne m'étonne pas spécialement de ta dernière remarque.

11- Parlons du futur du groupe : quoi de prévu? Un nouvel album, un EP? Penses tu que la musique subira des évolutions ou resterez vous dans le même créneau? Bref, à quoi s'attendre?

Et bien, un album qui verra le jour probablement début 2011, enfin je l'espère. On est à vrai dire dans une période assez compliquée car bien que restant un groupe de métal extrême, nous n'avons pas envie de nous répéter. Plus nous avançons, plus nous avons envie d'intégrer des éléments nouveaux, de montrer d'autres facettes plus expérimentales, de nous surprendre nous-mêmes... C'est ce qu'on a commencé à faire, mais c'est encore le début donc il va falloir être un peu patient !

12- Bonne année et à toi de conclure!

Merci à toi pour cette entrevue, et à très bientôt.

Dr J.