BURNING FLESH

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Death metal, Suisse

Septembre 2009

Derrière l'image électro de sa scène (Samaël, Sybreed, etc.), la Suisse est également très branchée death metal. De quatre coins de la confédération émergent des combos qui ne demandent qu'à s'exprimer scéniquement, malgré les difficultés. L'un d'eux, Burning Flesh, a décroché l'ouverture d'une grosse affiche de grindcore à l'usine de Genève le 9 juillet 2009. laissons ainsi une chance aux petits combos de s'exprimer, d'autant que le groupe au complet s'est bougé pour nous répondre.

lionel burning flesh 1. Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas Burning Flesh, expliquez-nous d'où venez-vous, et quel message musical vous souhaitez nous délivrez.
Lionel (chant) : Hello ! Alors, Burning Flesh est un groupe Franco-Suisse répétant sur France. Un message musical ? On va dire ‘Paf dans ta gueule !'

2. Quels ont été les retours de votre démo ? Et aviez-vous démarché les labels avec?
Anthony (guitare) : il faut avouer que les retours ont été plus que positif pour l'époque. Néanmoins elle ne reflète plus trop nôtre identité musicale. Au niveau des labels, on ne s'y intéressait pas trop. Le but était de se faire une petite réputation au niveau régional.

3. Votre myspace indique qu'un premier album est en cours d'enregistrement : comment vous-y prenez vous ? Les studios suisses sont-ils à la hauteur selon vous ?
Anthony : en effet, nôtre prochaine galette sortira en Septembre. Pour les studios suisses, à la hauteur peut-être, mais pas dans nos moyens.
Lionel : nous avons enregistré à Crozet chez Bruno Borel, dans son home studio. Ça a pris un peu plus de temps, mais le résultat est la.

4. Quelle(s) évolution(s) en attendre par rapport à la démo ? Quels sont les thèmes abordés dans les textes ?
Alex (batterie) : Des compos plus matures, avec plus d'assurance, des tempos plus variés et rapides.
Lionel : Niveau des textes, ça tourne autour de la dégénérescence de la conscience humaine, comme des pathologies mentales.

5. Vous pratiquez un death metal efficace sur scène, autant que j'ai pu en juger en ouverture de Blood Duster à l'Usine (Genève) le 9 juillet dernier. Quels groupes représentent les icônes du style à vos yeux ? Et lesquels seraient vos influences majeures ?
Diego (guitare) : Merci pour ton jugement positif ! A la question des icônes, nous te répondrions chacun des noms de groupes différents ! Disons pour faire simple Behemoth et Cannibal Corpse. Niveau influence, étant donné qu'on a tous des gouts différents (qui restent plus ou moins dans le black, death, grind et thrash), on tente de faire un mixe intéressant. Anthony : c'est d'ailleurs pour ça qu'il est difficile de nous classer que dans le death metal. Les riffs peuvent être aussi bien à la sauce Decapitated, Morbid Angel, voir Cannibal pour les plus lourds d'entre eux, si on veut vraiment chercher une ressemblance.

6. Justement, comment s'est déroulée cette date live? Malgré votre expérience de la scène, n'avez-vous pas ressenti trop de pression (vues les pointures pour qui vous ouvriez cette-fois-ci)
Paul (basse) : De la pression, oui on en à eu, et on l'a bu (rire).
Anthony : Plus sérieusement, on a pas eu de pression, mais des cannettes (fallait pas nous lancer sur les jeux de mots bidons !) Non, En vérité, on était seulement impatient et très motivés à ouvrir cette soirée pour montrer le meilleur de nous-mêmes !
Paul : Puis bon, Il y avait les Mumakil que l'on connait bien, ça nous à permis de ne pas se sentir trop seul face à nos cannettes. Les gars de Afgrund et Blood Duster étaient super sympa, du coup, pas de stress, juste l'envie de s'éclater !

7. N'est-il pas difficile de défendre son ‘espace vital' quand on pratique le death métal actuellement en Suisse (et en Europe), vus la course à la technicité et à la puissance qui s'est engagée entre les groupes, et le nombre de sorties de CD toujours plus nombreux?
Alex : On ne fait pas vraiment partie de cette course à la technicité. On fait d'abord des compos qui nous plaisent. il est vrai que la technique apporte de l'intérêt, mais il ne faut pas que ça soit au détriment de l'accessibilité auditive du public.
Diego : En ce qui nous concerne nous nous concentrons surtout dans un death metal efficace qui marque bien à l'écoute.

8. Terminons cet entretien en parlant un peu de vos projets : d'autres dates sont-elles prévues dans le coin pour défendre votre nouvel album? Et si vous avez un dernier mot à ajouter, c'est le moment ou jamais !
Nous projetons de vernir nôtre CD à la Citadelle prochainement. Nous jouerons le 10 septembre au Kameleon Festival à Meyrin, le 6 novembre aux caves de Versoix, le 30 janvier (2010 pour les bobets) à Saint Maurice au manoir Pub. Une date de confirmée au Luxembourg et bientôt d'autres à l'étranger. En dernier mot : nous sommes disponibles pour d'autres propositions de concerts !

Autocratôr (interview parue également dans Transitmag #48)