27/04/2025
Habère-Poche (Haute-Savoie)
Dans la salle communale de ce riant village haut-savoyard, Black-Board Association proposait un concert à l’affiche 100 % punk. Si le village est habitué à recevoir des groupes alternatifs, le public à crête et clous a été bien servi ce soir-là avec le festival printanier Rock’n’Poche.
On débute avec deux groupes haut-savoyards de qualité : les No Sex For Butterfly ont chauffé la salle avec leurs reprises de titres rock/métal joués à leur sauce punk/folk.
Puis Struggle a envoyé un show punk très énergique sous influences hardcore/metal.


Enfin, la tête d’affiche très attendue était constituée du groupe Les Sales Majestés, vétérans du punk français alignant 40 années d’existence au compteur. Pourtant, le quatuor parisien, mené par le charismatique Yves (chant/guitare) n’a pas pris une ride ! Seul le bassiste Jérôme, blessé, manquait à l’appel, mais il a été remplacé au pied levé par Maxime, qui a ingurgité 26 titres en 4 jours à peine ! Juju, le nouveau guitariste qui a succédé à Fred en 2023 s’éclate comme un fou, fait le pitre, picole sur scène, slamme en jouant (!), sa bonne humeur étant très communicative !
Les hostilités débutent comme toujours avec le titre "Camarades" ; puis durant une heure et demi d’un show survolté, ils ont égrené des titres classiques ("No Future", "J’emmerde", "La Rage", "Je suis Fier", "Dernier Combat", "Revolution") ainsi que des plus récents : l’incontournable "Macron" (que la salle a réclamé en hurlant "Macron enc***" !), "Apocalypse", "Punk à Gogo", "Tous des putes" ainsi que des inédits figurants sur leur nouveau Ep intitulé "Bienvenue en enfer" : nous découvrons "On va faire la fête", "I.A.", et "L’Anarseillaise", morceau au cours duquel un immense drapeau noir frappé d’un « A » (anarchie) est déployé par un roadie à crête : ambiance garantie !

D’ailleurs, avec tous ces titres au tempo très rapide, c’est bien l’anarchie dans la fosse dès le début : ça boit, ça braille, ça pogote dur, voire ça tombe pour toujours se relever ! Dans ce chaos, les titres-phare restent "PPHaine", avec la timide montée des enfants du public sur scène, puis l’invasion des planches par une horde plus délurée de punkettes lors du titre féministe "Tous les jours". A noter une coupure d’électricité, qui a eu lieu en plein milieu de "Les patrons" (un complot du MEDEF ?), heureusement rétablie. Attirant 250 personnes de diverses générations, parfois venues en famille, l’ambiance était vraiment chaleureuse dans cette soirée aux températures estivales. L’association organisatrice a fait un carton plein en jouant à guichet fermé. Aucun doute : Punk are not dead !
