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THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT + TROBAR DE MORTE + RASTABAN

01/04/2017

Glazart (Paris)

C'est une soirée au goût de Moyen-âge et d'orient à laquelle nous étions conviés, le 1er avril dans l'enceinte du Glazart. Les quelques échoppes où s'étalent tuniques et bijoux nous plongent d'emblée dans une atmosphère chamarrée. 

Si TROBAR DE MORTE et bien entendu THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT sont fortement attendus, RASTABAN, chargé de chauffer la salle, n'en est pas moins accueilli avec chaleur par un public qui tombera vite dans son escarcelle pleine de charme et d'énergie, deux qualités qu'affiche la belle Mariane Libert, maîtresse de cérémonie à laquelle il est bien difficile de résister, à peine éclipsée la présence du colosse Louis Aubri et son didgeridoo imposant. Les deux guitaristes ne sont toutefois pas en reste, surtout Stephan Késenne, principal compositeur du groupe belge, aussi à l'aise avec une six-corde qu'avec un violon cependant que le batteur imprime un tempo rapidement hypnotique. C'est d'ailleurs là toute la force du tribal folk, aussi pulsatif qu'accrocheur que la tribu brode avec une envie et un plaisir communicatifs, comme l'illustrent les entraînants Hore Dolom, Zora ou Moja Dusa. Une charmante découverte.

       

C'est ensuite au tour des Espagnols d'investir la scène devant laquelle le public, nombreux, s'amasse. Figure majeure de ce courant néoclassical, on peut s'étonner de sa position intermédiaire sur l'affiche mais, guidé par leur figure de proue, la sirène Lady Morte, les troubadours ont livré un set ensorcelant, mêlant volutes arabisantes et folklore ibérique en un tourbillon enchanteur. Bien sûr et nonobstant les qualités des autres musiciens, tous les regards sont braqués sur la chanteuse à la présence magnétique. Quand elle ne joue pas du hurdy gurdy, elle se lance dans une danse des sept voiles du plus bel effet. Les classiques du groupes émaillent une prestation solaire, de Summoning The Gods à The Sorceress, de Morgana à Yggdrasil. 

      

 

C'est enfin autour des Hongrois d'investir la scène. Quel plaisir de retrouver Agnes et Mihaly, aussi discrets que concentrés. Soutenu par une section rythmique qui dicte un tempo sombrement pulsatif, quasi chamanique, le couple tisse sa toile crépusculaire et médiévale, elle au chant et au violon, lui à la guitare et de temps à autre, derrière le micro. Armé du récent et superbe Metanoia, THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT entraîne dans une sarabande magique un public tout acquis à sa cause. Les titres s'enchaînent (trop vite) dans une interprétation parfaite et envoûtante. Un très grand moment. 

      

Un grand merci aux groupes et à Ondes Noires pour cette très belle soirée !