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Immortal : Damned in Black

IMMORTAL - Damned in Black

Osmose Productions, 2000

Black metal, Norvège

Album CD

Stop ! Ne cherchez plus, LE riff qui tue est chez Immortal, ben oui c'est comme ça, voilà la grande conclusion de mes quelques années passées à écouter du black metal... Immortal c'est la puissance, la force et l'honneur. Groupe qui pourtant venait d'un Death metal moisi et inutile, quelques démos sans intérêt et un premier disque raw de chez raw. Abbath et sa troupe de gais lurons sont pourtant toujours sur piste et possèdent une des meilleures réputations qu'un groupe norvégien puissent avoir.

Pourquoi changer une recette qui fonctionne ? Immortal n'a pas perdu sa célèbre manie de toujours montré la sale gueule de ses musiciens maquillé en... panda sur ses pochettes, ses lyrics sont toujours aussi nazes (je me rappelle d'ailleurs avoir déjà entendu l'expression \"stupide comme une chanson d'Immortal\", dans la bouche de Vikernes je crois.) et le groupe est toujours chez Osmose. Mais quelque chose a changé depuis peu chez Immortal, abandonnant le style qui l'a vu devenir célèbre sur Pure Holocaust , pour se diriger vers de nouveaux riffs très inspiré par Motorhead (Lemmy étant le héros de la jeunesse d'Abbath), et le résultat déjà entevu sur At the Heart of Winter est plus que satisfaisant.

Comme je le disais, si Abbath ne décroche pas la palme d'or pour ses célèbres vocalises, malheureusement loin d'être à la hauteur de la maîtrise vocale d'un Varg ou d'un Meyna'ch, c'est bien les riffs complètement ravageurs qui font d'Immortal ce qu'il est aujourd'hui. Dès \"Triumph\", entrée en matière fracassante dans un black metal qui tend au heavy, il n'est ici pas question de venir se faire emmerder par un quelconque synthétiseur ou des voix féminines, seulement quelques pointes de guitares sèches, juste histoir d'adoucir.
Sur les tornades de riffs qui engloutissent l'album, ceux-ci apparaîtront au maximum de leur effet sur \"Against the tide\" et le fulgurant \"Damned In Black\", sur ces ouragans électriques donc, Abbath se contente de parler, à la manière d'un black slammeur, si j'ose dire.

Au niveau de l'aspect, certes Immortal n'évite aucun cliché, pouvant être considéré comme les Manowar du black metal, à vous de juger si c'est injurieux ou pas. Quand bien même cet album va droit au but, c'est-à-dire en pleine gueule, voici un album à ne pas manquer qui mérite toute votre attention.

Jolly Jumper - 8,5/10