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NILE : Annihilation Of The Wicked 

NILE - Annihilation Of The Wicked 

Relapse records, 2005

Brutal death, USA

Album CD

Comment faire une bref présentation de Nile ? Groupe d'emocore avec un faible niveau technique et fan de la Petite maison dans la Prairie? Presque, juste le total opposé... Nile officie dans du brutal death, celui qui fait très mal! Gros son, niveau des musiciens plus qu'hallucinant et une passion commune pour nos amis les Égyptiens et leur mythologie, voila qui convient « un peu » mieux comme présentation. Après avoir sorti les très bons «  Black Seeds of Vengeance  » en 2000 et «  In their Darkened Shrines » en 2002, ils nous balancent « Annihilation of the wicked » en 2005, à nous, pauvres auditeurs que nous sommes... Malgré quelques problèmes de linu-up à l'époque (le batteur Tony Laureano étant parti à l'époque pour les norvégiens de Dimmu Borgir ), le groupe mené par Karl Sanders nous offre un grand, très grand album de death... Let's go!

L'album débute avec l'intro «  Dusk falls upon the temple of the Serpent on the Mount of Sunrise  ». Il faut tout de même savoir que certaines parties sont jouées au bousouki, instrument à cordes grec! (qui a dit que les death metaleux n'étaient que des brutes épaisses?). Ce long titre est en faite une métaphore sur la disparition de la civilisation de l'Égypte antique! On plonge immédiatement dans leur ambiance.

On passe à présent aux hostilités avec le morceau «  Cast Down the Herectic  » ! Aucune concession sur ce titre. En un mot brutal! Du pur et du dur comme le groupe sait le faire. Les riffs s'enchaînent à une allure de taré, le batteur (ou les batteurs?) martèle sa batterie à une vitesse hallucinante! Le chant n'étant bien-sûr pas oublié, assuré par les deux guitaristes.

«  Sacrifice unto Sebek ». On décide de calmer le jeu les gars? C'est très mal connaître le groupe. Quand d'autres décide de lever le pied pour être plus « accessibles », eux continuent leur carnage et vont même encore plus loin (?)! 265 BPM pour ce morceau, pour tous les connaisseurs de ce joli instrument qu'est le métronome, ça commence à aller très très vite à ce niveau! Etonnament on tombe pas du tout dans du son brouillon et confus, tous les instruments sont bien discernables. Si vous en avez l'occase visionnez leur clip, vous verrez ce que ça donne en image!

Une petite accalmie avec le début de «  User-Maat-Re  » (notez au passage que le groupe s'est « fait chier » à transcrire toutes leurs paroles en égyptiens ancien, rien que ça!) mais on reprend rapidement les blastbeats et des riffs impitoyable d'efficacité; les changements fréquents de tempos apportant un peu d'air à tout ça.

T'en veux encore dans ta gueule? Et bien on enchaîne avec le très rapide «  The burning Pits of the Duat  ». Toujours la même recette. Des vocaux terriblement brutaax, une batterie dévastatrice et des riffs encore et encore, plus intéressants les uns que les autres. Les solos apportent toujours cette ambiance « égyptienne »... Perfect!

«  Chapter of Obeisance before Giving breath to the inert one in the présence of the crescent shaped Horns » (arf...). On enchaîne, tout s'enchaîne. Pas de grand bouleversement au début de la compo. La fin vient apporter un petit plus au titre: sur fond de grosse caisse, le groupe fait tourner un riff (avec harmonie à la quinte) très hypnotique. Nous voila au fin fond des pyramides à présent...

Vient le tour de «  Lashed To The Slave Stick  ». Gros moment de l'album. Avec ses riffs accrocheurs un morceau très prenant. Peut-être un peu plus accessible que le reste, ce morceau sort en quelque sorte du lot. A écouter pour découvrir le groupe et montrer qu'est-ce qu'un putain de groupe death! Des cris (de momies?) à la fin amènent un petit côté dérangeant au tout.

«  Spawn Of Uamnenti » est la première et dernière pause de l'album. Le groupe se décide enfin à baisser le niveau. Morceau sombre, toujours dans cette ambiance pyramide et co (ce qui est bizarre d'ailleurs de ressentir toutes ces impressions étant donné que vous et moi ne sommes jamais allés se balader dans les pyramides...). A peine plus d'une minute et la machine Nile est relancée!

«  Annihilation Of The Wicked  » est sans aucun doute Le morceau de cette galette. Juste le titre déjà... La première minute est tout simplement jouissive! Moins rapide que les autres, avec quelques blastbeats néanmoins par ci par là, le groupe nous offre du très grand Nile. Plus long que les autres (plus de 8min) c'est l'un des morceaux les plus efficaces. Avec des passages très lourds et très violents à la seconde suivante, voici un titre qui fera beaucoup de dégât...

Et c'est avec « Von Unaussprechlichen Kulten » que les ricains vont clôturer l'album. Beaucoup plus lent et posé que les autres titres, c'est un joli moyen de finaliser le tout. Un putain de solo au milieu viendra faire la transition avec les dernières minutes de la compo, très lentes et sombres... Avec ses cuivres et ses gongs, l'album se termine tel un radeau qui file doucement sur le Nil en direction du monde des morts...

Voici un gros moment de death metal! A mes yeux le meilleur album du groupe. NILE nous montre clairement avec « Annihilation Of The Wicked  »  qu'ils sont bien au dessus du reste. Aucun temps mort sur dix titres, autant dire que ça dépote sévère! De plus pour les avoir vu en live, je ne peux que vous conseiller si l'occasion se présente d'aller les voir! Vous avez un peu d'appréhension pour la fosse? Pas de problème, on a tous la bouche grande ouverte dégoulinante de salive devant un tel niveau technique! Il n'y a plus qu'à attendre avec impatience la prochaine galette du groupe qui devrait sortir dans les mois à venir...

Caedes - 9,5/10