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DEATH : The Sound of Perseverance

DEATH - The Sound of Perseverance

Nuclear Blast, 1998

Death metal progressif, USA

Album CD

Avec toi Chuck, s'éteint un mythe vivant du death metal et cet album « the sound of perseverance » n'est pas là pour le contredire. Cette dernière merveille sortie tout droit de l'esprit fertile et créatif du maître Chuck Schuldiner, guitariste, chanteur et compositeur de génie du groupe Death depuis sa création, est une œuvre que se doit d'avoir écouter au moins une fois dans sa vie tout amateur de death metal qui se respecte et même au-delà.

Des riffs rapides, précis, construits, inattendus, efficaces. Des solos toujours plus complexes mais toujours en conservant cette mélodie malsaine qui marque le sceau du groupe. Rien n'est laissé au hasard dans cet album plus que complet qui signe bel et bien l'aboutissement (qui n'aurais pas dû en être un !) du groupe Death , qui aura été un acteur majeur de la mouvance death metal des années 1980 à 2000. Laissant déjà présager une atmosphère plus mélodique dans le précédent album Symbolic dont les chansons phares telles que « Empty Words », « Without Judgement », ou encore « Crystal mountain », sont pourvues de passages plus posés, avec parfois des mélodies en clair et des accompagnement solos inoubliables (certaines parties donnent vraiment des frissons !), l'album « The sound of perseverance » est clairement marqué par la volonté de raconter une longue histoire de notes et de mélodies, tout en gardant le côté fracassant du groupe. La batterie est au top, avec un set complet utilisé à 100%, et une double alternée exponentielle. La voix black de Chuck sur cet album est à mon humble avis la meilleure de toute sa carrière. On y retrouve en l'écoutant les limbes de l'enfer de part sa puissance et la choix des mots. En ce qui concerne la basse, on a là des mises en avant remarquables avec des passages solo introduisant à merveille les riffs des BC Rich saturées. (notamment dans le titre « Spirit Crusher », culte !). Des chansons cultes, que des chansons cultes ... c'est navrant on aimerait pouvoir dire : « celle-là je la passe... » mais impossible, quelques secondes passées sur des morceaux incroyables tels que « Bite the pain » et son intro magique (à 2 :39, vous allez tout simplement décoller de votre siège), ou encore l'inoubliable « Voice of the soul » sur fond d'acoustique et deux guitares saturées (dont un taping à deux guitares quand-même...), signe une fin tragique mais tellement mythique, pour un groupe de légende.

The Sound of perseverance est le genre d'album où toutes les chansons sans exception sont exceptionnelles... C'est aussi ce genre d'album que l'on pourrait laisser tourner en boucle pendant des heures chez soi, en redécouvrant à chaque fois les morceaux tellement riches et variés. Sans compromis, voici un album pour les malheureux qui n'ont pas encore eu la chance de l'écouter, qui fait partie de la structure même du metal extrême, de sa source, on y retrouve là, tout le génie et la verve artistique qui veut que l'on s'identifie et que l'on s'identifiera sans doute tout au long de notre existence, comme appartenant à la culture metal.

Voila Chuck, c'est un très grand hommage que je te fais pas le biais de ce petit support écrit. J'espère que de là-haut, ou plutôt d'en bas, tu pourras savourer tranquillement ton règne qui perdure dans les mémoires de tes plus grands fans, et pour ce faire, je te donne mon avis inconditionnel sur la moindre décibel qui se révèle avec classe et talent, de ce chef d'œuvre.

NightSlasher

Voici le testament bien involontaire de Chuck Schuldiner ; et ce dernier album studio est vraiment différent des autres : son très propre, apogée de la maîtrise technique de Chuck, mais aussi de l'art de ménager des ambiances: des chorus aériens, de longs interludes magiques de basse se mêlent aux riffs rageurs plus traditionnels : voilà les caractéristiques principales de cet album étrange, dont le décès de son géniteur apporte incontestablement sa part d'émotion et de mystère. Ses morceaux a rallonge frisent le progr' adapté au death métal ! Pourtant, on se sombre jamais dans l'ennui, car les titres sont remarquablement menés. Et n'oublions pas cette terrible reprise du non moins terrible Judas Priest qui clot l'album : « Painkiller » ! Une citation de Nietzsche dans le livret, une pochette rouge vive énigmatique constituent l'artwork ! Saluons tous ici bas le génial fils prodige et géniteur du death métal ! See you in Hell, Chuck !

Autocrator